LE CONTE FONDATEUR DU ROYAUME ALKEB
Ce conte populaire, appelé le Pinacle de la Panthère Noire, changea de nombreuses fois au cours de l’histoire, à cause du passage du temps. Mais de différentes interprétations, tant bien de traduction que de philosophie, lui seront imputées, menant parfois à des conflits au sein même d’une même tribu ayant deux versions historiques distinctes.
Nous ne retiendrons cependant que la version officielle, consignée dans le recueil épistémologique de la reine Ki’ZA Batsêt, enseignée en son temps dans les académies du royaume et transmise, comme le fit l’arrière-petit-fils du djēle Mansã Ba, de sa propre bouche au maître de ma mère, ZA Obamata. Celle-ci me le chanta à son tour, ainsi qu’à mon frère, le prince YA Odón, et à mon demi-frère YA Makólinó Mamake, le prince héritier du trône.
Cette chanson nous conte qu’il y a plusieurs dizaines de milliers de cycles de cela, le Céleste messager MU IDA descendit des étoiles sous la forme d’un Ancien de douze coudées de haut, avec pour mission de guider les premiers mortels en leur apprenant l’art, l’amour et l’essence de la vie.
Cependant, lors de sa descente sur terre, c’est sa tête qui frappa le sol en premier, et il fut pris d’amnésie, ce qui lui fit oublier qui il était, son nom, d'où il venait et même le langage des Célestes. Sans aucun repère, il parcourut les étendues du monde, de la jungle au désert le plus aride, sans but, avant de tomber sur une panthère au pelage et aux pupilles argentées.
Le félin lui dit qu’elle se sentait seule, car personne dans le règne animal ne voulait s’associer avec elle, puisqu'elle ne leur ressemblait pas. Le plus terrible était que même les mortels la craignaient, puisqu'ils ne pouvaient comprendre son parler. Ils n’entendaient que des rugissements étouffés lorsque celle-ci tentait de les approcher et de communiquer avec eux. Le Céleste se sentait seul, lui aussi… Comme la panthère, il ne ressemblait à personne d’autre sur ces terres étrangères et, de plus, ayant oublié ses propres origines, il était incapable de se souvenir de qui il était et pourquoi il était là. Il demanda alors à la panthère si elle voulait parcourir le monde à ses côtés, car peut-être que la mémoire lui reviendrait en compagnie de sa nouvelle amie. Avec la plus grande satisfaction, la panthère accepta.
Ils parcoururent ainsi, pendant plusieurs cycles, les forêts, les champs, les montagnes et les déserts du monde en se cachant des mortels qui les chassaient ou tentaient de les tuer aussitôt qu’ils les apercevaient.
Cependant, MU IDA et la panthère étaient bien différents sur plusieurs aspects. Le Céleste n’avait pas besoin de se nourrir et ne dormait jamais. Il ne vieillissait pas et ne souffrait ni de la lourde chaleur de l’orbée ni du froid glacial de la nuit. Il se contentait d'être et d’observer le monde changer autour de lui. Pourtant, avec le temps, il sentait en lui s’éveiller une chose, unique et indicible qui semblait le transformer en profondeur de l’intérieur…
Une chose qui, bien des cycles plus tard, changerait la face du monde.
Sa fidèle amie, la panthère, elle, se nourrissait de viande et devait ôter la vie afin de se sustenter. Elle s’endormait durant l’orbée pour se réveiller au crépuscule du soleil couchant. Son caractère restait quant à lui invariable, toujours émerveillée par le monde qui l'entourait, comme si elle découvrait la vue à chacun de ses réveils.
Le pelage de sa fourrure semblait, quant à lui, changer de couleur en fonction de son humeur: blanche, tachetée de cercles rouges lorsqu’elle se sentait heureuse ou jaunâtre lorsqu’elle ressentait de la peur. Elle pouvait aussi devenir noire lorsqu’un mélange de sentiments de gratitude, de mélancolie et d’amour indéfinissable l’envahissait, tout comme les iris de ses yeux qui changèrent au gré de ses émotions…
Lorsqu’elle dormait, sa fourrure blanche argentée étincelante revenait, comme si elle renaissait. Cependant, plus les cycles passaient, plus son pelage s’assombrissait pour finalement rester teinté de gris foncé, avec de faibles variations selon son humeur. Quant à ses yeux, ils ne perdirent rien de leur éclat. Une nuit, la panthère demanda à MU IDA s’il voulait lui donner une progéniture avant que la vie ne l’abandonne, ce que le Céleste accepta. Néanmoins, ni l’un ni l’autre ne pouvait deviner ce qu’il en ressortirait. À leur grand étonnement, de cette union naquirent trois enfants, qui dérobèrent la vie de leur mère, ne pouvant survivre à la mise au monde.
Ainsi naquit GALĀT ( Ga-la-at) , celui dont on dit qu’il s’est nommé par lui-même. Il est dépeint dans sa forme la plus majestueuse, assis, les griffes agrippant un soleil flamboyant, ses deux immenses ailes déployées, démesurées, dépassant de loin la taille de son propre corps. Sa tête et l’avant de son corps sont ceux d’un aigle royal, tandis que l’arrière-train révèle les traits d’un grand félin.
Cet Esprit Primordial est souvent perçu comme une figure quasi omnipotente. Il est le gardien du temps et de l’espace, détenteur des secrets de la divination. Les Nomades Spirituels, dans leurs rituels, l’invoquent pour écarter le voile des cycles à venir.
Le Céleste donna à son deuxième enfant le nom de MĀT (Ma-at). Cet Esprit Primordial, tantôt représenté sous les traits d’un loup à tête de hibou, tantôt représenté sous les traits d’une silhouette féline et longiligne, couronnée d’une tête humanoïde aux contours androgynes cuivrée, mais pouvant aussi changer d’apparence à sa guise. Souverain du royaume des rêves et de la nuit, MĀT est aussi connu pour apparaître là où on l’attend le moins, pour rendre la justice et exaucer les souhaits. Il est celui qui, d’après les nombreux ouvrages écrits à son sujet, n’aurait jamais eu de corps métaphysique tel qu’on puisse l’imaginer.
Enfin, le dernier des enfants porte le nom de MAKŪTA ( Makou-outa). Le roi des fauves, le maître de la parole et de l’endokã. D’une taille titanesque, ce dernier est représenté dans sa forme la plus commune sous les traits d’une panthère pâle, dont le corps est constellé de myriades d’yeux lumineux, disséminés comme autant d’étoiles sur sa silhouette…
La légende raconte que chaque œil avait sa propre conscience.
Le mythe quant à lui, nous conte que chaque œil représente les péchés des mortels.
Bien avant nos lunes, MAKŪTA fut associé aux nundu. ZA Obamata ma mère, ainsi que bien d’autres avant elle, affirment que ces fauves font en réalité partie de sa descendance, tout comme nous, les Mamake…
Bien que considérés durant plusieurs milliers de cycles comme faisant partie des créatures disparues d'un monde perdu à jamais, au même titre que les ghûls et les tigres de lune, Ki’RË Xangó Mamake, sixième du nom, fut béni par les ênomaji, recevant les dernières fioles d’eau-de-vie contenant les larmes de l’Éternelle Yemãa. Ces fioles furent données à mon père Ki’RË Xangó VI, la nuit même de son ascension au trône, alors qu’il se recueillait sur les arbres-sépulcres de nos ancêtres, dans la Forêt de Jade.
Ainsi, lui et son jeune frère le prince YA Tóluwarin, dit YA Tóluwarin le Conquérant, baptisèrent ensemble deux jeunes fauves Tiamut et Tiamat, devenant ainsi les premiers Fauves-Seigneurs vus depuis près de trois mille cycles…
Ils renouèrent avec notre héritage, un héritage presque oublié, moqué, débutant la nouvelle dynastie des Grands Fauve et faisant craindre aux Hommes venus du Grand-Est et du Grand-Ouest les rugissements des w'nundu.
QUI SONT LES MAMAKE ?
L’histoire du clan Mamake s’étend sur plus de six millénaires, une période durant laquelle cinq dynasties de cette lignée se sont succédé pour façonner le destin du continent.
Tout commence avec la figure quasi mythique de YA Odón Iᵉʳ, le fondateur de la première dynastie du clan Mamake. À une époque où le monde s’effondrait, cet Elfe de Lune parvint, par la seule puissance de sa Volonté, à briser le « Fléau » qui dévastait la planète.
Son règne marqua le début d'une ère de reconstruction et de gloire qui dura près de mille cycles. Cependant, la stabilité fut rompue lorsque le clan Dióle s'empara du trône. Contraints à l'exil, les survivants Mamake trouvèrent refuge sur l'île de Kózane, auprès de la Tribu de l'Eau du Sud. C’est durant cet exil que le clan se scinda : une branche plus téméraire et audacieuse fit voile vers l'archipel des Îles Hurlantes, à l'Est. Sur ces terres hostiles, ils découvrirent et apprivoisèrent les nundu, des panthères géantes. Ce lien fusionnel avec ces prédateurs devint l'emblème de leur lignée, donnant naissance à l'ère «des Fauves-Seigneurs ».
Le déclin de cette seconde dynastie est indissociable du règne sombre de RË Sumaoró Iᵉʳ. Après une absence inexpliquée de plus d'un siècle, durant laquelle il aurait survécu au cœur de la redoutable Jungle Noire en côtoyant des créatures étranges, il revint réclamer son dû. Contesté par les grands clans, il s'imposa lors d'un « Challenge Royal » contre le régent YA Dêmba du clan Yemãa, qu'il exécuta en lui arrachant la jugulaire avec les dents.
Malgré cette victoire et son titre de roi désormais accepté par la majorité des gouverneurs du royaume, le nouveau suzerain était progressivement entouré de rumeurs dérangeantes. Se prétendant la réincarnation du Céleste MAKŪTA, il entretenait une relation plus étroite avec ses jaguars qu'avec ses propres épouses, ce qui laissa le trône sans héritier malgré ses nombreux mariages au palais de Zanjãra. Son passage au pouvoir fut aussi bref que catastrophique : en seulement quatre cycles, ses décisions politiques désastreuses déclenchèrent une guerre contre les Trois Lunes, brisant une alliance vieille de prés de deux milles cycles. Sa fin fut à l'image de son règne erratique, puisqu'il mourut dévoré par ses propres jaguars, laissant le royaume dans le chaos.
S'ensuivit une période de transition de près de 400 cycles, durant laquelle le Royaume Alkeb fut administré par des régents. Le salut vint finalement d'un membre oublié de la lignée : Odón le Sage. Dernier dans l'ordre de succession, il avait délaissé ses titres de noblesse depuis longtemps lorsque le conseil fit appel à lui. Pour restaurer l'autorité des Mamake, Odón le Sage était le dernier Mamake de la seconde dynastie à avoir survécu aux Trois grandes guerre Nécrotique, il suivit l'exemple de son ancêtre fondateur en scellant une alliance stratégique avec ZA Zelie Balake, la plus belle des fille du Seigneur des Mers. Ce mariage marqua l'avènement de la troisième dynastie et le retour à la stabilité. C'est à ce roi que l'on doit le motto qui définit encore aujourd'hui l'âme de son du clan Mamake :
« Elfes aux larmes faites d'honneur et d’or.. »
LA CINQUIÈME DYNASTIE DU CLAN MAMAKE
Après des millénaires d’isolement, un événement majeur survient le cycle 6121 : les Alkeb renouèrent avec l’humanité, à l’occasion de l’arrivée de colons espagnols et portugais aux Îles Hurlantes.
Les Hommes, ayant depuis longtemps relégué les Alkeb au rang de mythes et de légendes, redécouvrirent une civilisation millénaire... Au Royaume Alkeb, cette période fut aussi marquée par des événements dynastiques majeurs.
En 6126 naquit la princesse ZA Yenara Mamake, deuxième enfant de Ki’RË Xangó VI. Huit cycles plus tard, Alkeb et Hommes signèrent leur premier traité de paix inter-espèces, inaugurant près d’un siècle de coopération ambivalente. Les ports des Îles Hurlantes et de Kagatonde devinrent des carrefours maritimes majeurs, servant autant aux corsaires espagnols et anglais qu’aux navires négriers et aux pirates. Les Alkeb commerçaient avec les Hommes et imposaient un tribut pour l’exploitation de leurs eaux, tandis que les caravelles humaines traversaient leurs territoires chargées d’esclaves d’afrique de l’ouest à destination du Brésil et des Caraïbes.
Le clan Mamake s’enrichit encore avec la naissance, au cycle 6172, de la princesse Ki’ZA Sãma Mamake, fille de YA Tóluwarin le Conquérant, Prince des terres de l’ouest et cadet du futur roi Ki’YA Xangó Mamake.
Au cycle 6204, le prince Ki’YA Xangó monta sur le trône sous le nom de Ki’RË Xangó Mamake VI. Avec YA Tóluwarin, il accéda au rang de Fauve-Seigneur après avoir reçu les dernières fioles de l’élixir d’eau de vie, capable de transformer les nundu en nundu géants. Plusieurs fauves furent ainsi éveillés, parmi lesquels Tiamat et Tiamut, ce dernier devenant la monture de son frère cadet. La dernière fiole fut offerte à la panthère de son fils aîné, le prince héritier YA Makólinó Mamake.
Le cycle suivant, YA Makólinó fut proclamé héritier et reçut le titre de prince du Nār. Il s’installa dans son palais de Mõmila avec son épouse, la nouvelle Dame du Nār, et son w'nundu.
En 6215, le prince YA Tóluwarin Mamake partis en guerre contre les Hommes au brésil suite à la mort de sa femme, et fonda la grande cité état de Jansabula, deux ans plus tard, sa fille la princesse Ki’ZA Sãma Mamake n’épouse YA Kasimbe Balake, le fils du Seigneur des Mers.
Au sud du Royaume Alkeb, les tensions latentes éclatèrent en 6223 avec le début de la guerre des Terres d’Obsidienne, lorsque les colons humains tentèrent d’envahir les Trois Lunes, en commençant par l’île de Kózane. L’année suivante vit la mort du Seigneur des Mers YA Oluwarótimi Balake qui périt lors d’une bataille navale ; son fils YA Kasimbe Balake lui succéda la même année. La guerre prit fin en 6229 : les Alkeb déportèrent les humains vers Kagatonde, où ils furent contraints de travailler dans les mines de la région de Nindjiama, bientôt renommée Grisefer.
De l’autre côté de l’atlantique, la mort du prince YA Tóluwarin en 6277, déclencha les premières rébellions à Jansabula, divisant la cité état en plusieurs districts ou des factions humaines se disputèrent le contrôle des routes commerciales. En 6290, la princesse Ki’ZA Sãma fut finalement envoyée gouverner le territoire par le roi. Mais en 6331, elle fut déchue de tous ses titres après avoir égorgé son propre enfant suite à un rituel magique prétendument supposé lui octroyer plus de pouvoir alors qu’elle faisait face à l'armée du Seigneur des Mers depuis sa trahison avec le fils de ce dernier. Elle fut par la suite connue sous le nom de La Noire, et changea le nom de Jansabula en Intuló, rompant définitivement avec les traces de son père et du Royaume Alkeb.
Un tournant majeur survient en 6351 avec la libération des humains de Kagatonde et la signature du traité de Grisefer, ouvrant une nouvelle ère de coopération. Kagatonde demeura toutefois sous la tutelle d’Órelota, administrée par un colloque de hauts dignitaires humains et par le Conseil du Guide.
Le cycle 6367 voit naître le dernier fils de Ki’RË Xangó Mamake : le prince YA Odón Mamake, futur tenant du titre de Lance du Roi. En 6393, l’Alliance Interespèces pour la Paix et le Commerce (AIPC) fut fondée à Kagatonde, réunissant les trois espèces intelligentes du royaume, les Hommes, les Alkeb et les Akwananmba. Après l’indépendance du Brésil en 6410, Intuló resta cependant sous contrôle de La Noire, mais les premiers groupes d’insurgés révolutionnaires commencèrent à challenger le règne de La Noires au nord et à l'ouest, tandis que le clan Ogunge se rapprocha de La Noire et lança dès le cycle suivant l’importation des racines de gurgia sur le territoire d'Amérique latine.
Le clan Mamake étendit son influence en Afrique : en 6425, le roi établit le premier camp d’hommes-léopard ( aniota) au Congo et y envoya les prisonniers du royaume, les enfants bâtards ainsi que les membres de tribus issues de clans défaits, afin qu’ils soient entraînés à se battre, et à tuer, au service du Royaume Alkeb par leur vie. En 6446, naquit le prince YA Oluwasë Mamake, fils de l’héritier YA Makólinó Mamake et de Mëa Neferktari Mamake, Dame du Nār. L’abolition de l’esclavage au Brésil en 6476 bouleversa durablement les équilibres économiques et sociétaux régionaux.
Le nouveau siècle s’ouvrit tragiquement en 6500, lorsqu’un séisme provoque une éruption volcanique suivie d’un tsunami dévastateur sur Kózane et une partie de Namale. En 6534, YA Samba Ogunge (proche de La Noire) devint Guide du royaume, nommant YA Musa, Manzi et Afóle comme émissaires. Trois cycles plus tard débuta un trafic international de drogue (cocaïne, gurgia cultivée en Alkebula et cannabis), orchestré par La Noire, le clan Ogunge et plusieurs réseaux humains.
En 6539, sous une action diplomatique historique conjointe de plusieurs haut dignitaires humains et alkeb, le Royaume-Alkeb rejoint le BIRA, une alliance transatlantique regroupant le Brésil, Intuló et le Royaume Alkeb. Grâce à cette alliance culturelle, économique et diplomatique le Guide fonde en 6546 le FMIA (Fonds Monétaire International Alkeb). En 6560, la société sud-africaine NexusLab, propriété de l’Ordre de Shéol, mit au point le premier sérum RFL et lança le programme Paladin. Le cycle 6575 marqua un double tournant : le déploiement du premier escadron de légionnaires de l’Ordre de Shéo en Israël, commandé par le Paladin Suriel, et la Convention de São Paulo, lors du 12ème sommet du BIRA. L’émissaire Manzi y plaide pour la reconnaissance du FMIA par les Nations Humaines et pour une circulation encadrée des Alkeb dans le monde humain.
Les décennies suivantes furent instables. Naquirent Olivia Dubois, en 6584 au Marais (Belgique), puis sa sœur Valnia en 6588. Le cycle 6584 fut également le moment où l'Afrique du Sud rejoindra le BIRA lors du 15ème sommet qui changera pour devenir BIRAS, le quatrième pays fondateur de cette assemblée. Plusieurs traités de paix, d'échanges commerciaux et culturels furent conclus entre les pays. En 6586, les premiers colars apparurent et furent rapidement adoptés dans les systèmes pénitentiaires mondiaux pour le contrôle du miroitement des Alkeb, notamment au brésil et en Afrique du Sud. Le 19ème sommet des BIRAS en 6596 eut lieu à Luanda, débouchant sur un nouveau traité de paix et plusieurs pays dont Cuba, Haïti, le Venezuela et plusieurs pays africains avec une forte diaspora alkeb se voient accorder une place en tant que invités observateurs durant les prochains sommets à venir.
Traité de paix qui, par ailleurs, vola en éclats en 6597, lorsque l’Union européenne mais également le Brésil lança de grandes réformes shéolite, durcissant la politique envers les Alkeb et étendant les enquêtes généalogiques à quatre générations au lieu de 3 comme c’était le cas alors.
En 6599, la Belgique fut marquée par les crimes du Tueur au Maillet, Peter Merten, dont la route croisa celle de notre héroïne, Olivia Dubois alors qu'elle n'était alors qu'une adolescente.
Ce fut ce jour-là qu’Olivia Dubois mourut, laissant progressivement place à l’Esprit Nu...



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